Série Comment réinitialiser sa vie pendant la pandémie : La pleine conscience

La semaine dernière, je vous ai présenté des stratégies inspirées du minimalisme pour vous aider à mieux vivre dans notre contexte de pandémie. Aujourd’hui, j’aborde la pleine conscience.

Pendant cette période d’incertitude causée par la pandémie, ne ressentez-vous pas le besoin de profiter de votre vie en la vivant selon vos priorités et en l’appréciant à sa juste valeur ? La pleine conscience peut vous aider à y arriver.

La pleine conscience ne se limite pas à ce type de méditation devenu très populaire au cours des dernières années. C’est en fait d’une façon de vivre le moment présent avec attention. Selon Wikipédia :

« La pleine conscience est une expression désignant une attitude d’attention, de présence et de conscience vigilante, qui peut être interne (sensations, pensées, émotions, actions, motivations, etc.) ou externe (au monde environnant, bruits, objets, événements, etc.). »

Porter attention à ce qu’on vit, au moment où on le vit, nous permet de ressentir de la reconnaissance, de la gratitude pour les petits bonheurs et plaisirs qui d’habitude se produisent sans qu’on s’en rende compte.

Lorsqu’on se sort du tourbillon d’activités, de pensées, de réflexes et qu’on se concentre sur ce qui se passe en soi et autour de soi, notre esprit et nos sens s’éveillent. Tout à coup, on :

  • remarque les petits détails dans la fourrure de notre chat
  • ressent et apprécie la chaleur de l’eau de la douche sur notre peau
  • sent le parfum des fleurs du lilas
  • savoure les différentes épices du plat qu’on mange
  • entend les différents chants des oiseaux pendant notre marche
  • identifie les pensées qui nous habitent
  • prend conscience des besoins de notre corps et de notre esprit
Foufou, ma chatte adorée, en 2017

Depuis le début du confinement, j’ai pris l’habitude d’aller marcher dehors chaque jour avec mon conjoint, Stéphane. Grâce à lui, je sors beau temps, mauvais temps.

Depuis des années, j’ai l’habitude de sortir marcher avec mon amie Nicole pendant l’heure du dîner pendant la semaine. On saute une journée ici et là, quand nous sommes trop occupées. Stéphane, lui, ressent le besoin de sortir prendre l’air tous les jours. Maintenant qu’il travaille de la maison, il m’entraîne à l’extérieur avec lui, sept jours sur sept.

Je le remercie de sa rigueur. Grâce à cette nouvelle habitude, je me rends compte que je traverse cette difficile période avec plus de calme que je le prévoyais.

J’accorde autant d’importance à ma santé mentale qu’à ma santé physique. Or, je constate que la marche, cette activité toute simple et sans prétention, diminue beaucoup mon niveau de stress et d’anxiété.

En marchant ensemble, on porte attention à l’éclosion progressive des bourgeons de feuilles et de fleurs. On remarque les chats qui se réchauffent couchés devant les fenêtres, au soleil. Puisque les rues sont devenues plus tranquilles à Montréal depuis le confinement, on entend et apprécie des chants d’oiseaux qu’on remarque pour la première fois.

Ça me fait un bien fou de décrocher de mes pensées et responsabilités pour me plonger comme ça, dans le moment présent. Je me sens tellement mieux que j’ai décidé de continuer à sortir chaque jour, même après le retour à la normale.

Cultiver une présence attentive par la pleine conscience, c’est aussi apprécier ce qui va bien et accepter ce qui va moins bien, au moment où on le vît. On prend des décisions plus éclairés. On agit en toute lucidité. Le pilote automatique cesse de nous guider. Nous prenons alors le volant de notre vie en agissant de manière réfléchie, selon nos valeurs et priorités.

Voici certains trucs que j’utilise et qui pourraient peut-être vous aider à développer une présence plus attentive :

  • manger sans regarder le téléphone ou la télévision, en mastiquant lentement et en savourant chaque bouchée
  • se promener en se fixant pour objectif de porter son attention sur les fleurs, les arbres, les animaux ou l’architecture
  • écouter de la musique en se concentrant sur chaque note, sans faire autre chose en même temps
  • laver ses cheveux en portant attention aux sensations sur sa tête, ses doigts, à la sensation du shampooing sur les doigts, son odeur
  • lorsqu’on ressent une émotion, s’arrêter pour l’identifier et déterminer ce qui la cause

Comme vous le voyez, pas besoin de s’asseoir sur le sol en prenant une pose, ou de s’isoler pendant une semaine en chantant des mantras pour vivre le moment présent avec plus d’attention.

Pas besoin d’enregistrement audio ou vidéo, cours, vêtement de sport, équipement ou supplément alimentaire n’est nécessaire pour s’y adonner. C’est une activité très minimaliste, à vrai dire !

En portant attention à petites doses à ce qui nous entoure et nous habite, on développe cette aptitude tout en douceur, en savourant chaque moment passé en pleine conscience. Je vous encourage à expérimenter, vous aussi, pour pouvoir ressentir la détente bien réelle qui s’en suit.

Mon prochain article vous expliquera comment vous pouvez continuer de vous recentrer sur vos priorités personnelles en appliquant quelques principes de la philosophie Slow, qui se positionne comme une solution à notre rythme de vie effréné.

D’ici là, je vous souhaite plusieurs petits moments de bonheur vécus en toute lucidité.

À votre santé !

Danièle xx