QUI CROIRE EN MATIÈRE D’INFORMATION SUR LA SANTÉ?

C’est décidé. Vous voulez devenir plus actif, mieux vous alimenter ou entreprendre d’autres changements pour vous sentir mieux.

Vous vous demandez ce que vous devriez faire, pour bien commencer. 

Vous avez peut-être déjà fait des tentatives pour modifier ce comportement dans le passé.

Vous voulez donc vous assurer d’avoir la bonne information en main pour réussir à le maintenir cette fois-ci.

Vous vous assoyez devant votre ordinateur et tapez quelques mots pour faire une recherche sur le sujet.

Photo par Andrew Neel sur Unsplash

Devant vos yeux apparaissent les réponses que le moteur de recherche a trouvé sur le sujet. Des centaines de milliers de réponses. 

Vous commencez par lire la première page de résultats en vous demandant lequel de ces sites comporte des conseils dont l’efficacité a été validée par la science. 

Vous ne voudriez surtout pas mettre votre santé en péril en suivant des conseils risqués.

Vous cliquez sur un lien, puis un autre et vous demandez quoi penser des contradictions qui se multiplient entre l’information véhiculée sur les différents sites. 

Qui dit vrai? Ce n’est vraiment pas évident de le savoir.

Après quelques minutes, vous abandonnez et mettez de côté vos bonnes intentions. C’est trop compliqué et puis vous n’êtes pas si mal en point, après tout!

Ce scénario, je l’ai souvent vécu dans le passé et je suis convaincue que vous êtes aussi déjà passé par là, il y a plus ou moins longtemps, vous aussi.

Trop d’information et d’incertitude, ça mène qu’à de la confusion et au découragement. 

Quand on ressent de telles émotions négatives, on préfère passer à autre chose pour cesser de les ressentir. C’est bien normal. 

On finit donc par remettre à plus tard l’adoption de nouveaux comportements qui nous seraient bénéfiques.

Comment résoudre ce problème? En simplifiant le plus possible!

Il existe une solution toute simple… Choisir avec soin nos sources d’information et en limiter le nombre. 

D’après moi, quand on veut prendre sa santé en main, on sauve du temps et de l’énergie en se concentrant sur la source d’information la plus fiable : les agences gouvernementales.

Les agences et organisations de santé publique gouvernementales ont pour mission de veiller au bien-être de la population. 

Elles suivent en continu les développements scientifiques à travers le monde et diffusent seulement les conclusions dont se dégagent un fort consensus. 

Celles-ci ont des équipes qui choisissent leurs sources d’information avec soin, notamment en s’assurant de ne retenir que celles qui respectent les meilleures normes méthodologiques et qui ne présentent pas de conflit d’intérêts.

Contrairement à l’industrie, dont le but est de faire des profits, ces agences ont pour but de favoriser le bien-être de la population.

Ce n’est pas une solution parfaite, mais c’est ce qui s’y rapproche le plus! 

Mon code d’éthique de coach de santé et de mieux-être certifiée m’oblige d’ailleurs à m’appuyer principalement sur les recommandations gouvernementales dans mes interactions avec mes clients. 

J’ai complété ma certification à l’école Wellcoaches, reconnue par le National Board for Health and Wellness Coaching et la American Lifestyle Medicine Association.

À mes débuts je trouvais cette limite contraignante, mais avec le temps, j’ai pris conscience du fait que très peu d’entre nous suivons les recommandations pour la santé émises par le gouvernement, aussi simples soient-elles.

Qui d’entre nous, respecte l’ensemble des consignes de santé publique suivantes, pourtant très générales?

  • Est-ce que vos repas contiennent une abondance (50 % ou plus) de légumes et de fruits? (Source)
  • L’eau est-elle votre principale source d’hydration? (Source)
  • Faites-vous au moins 2,5 heures d’activité physique d’intensité modérée à élevée par semaine? (Source)
  • Vous couchez-vous à une heure raisonnable pour dormir suffisamment? (Source)
  • Diminuez-vous efficacement votre niveau de stress? (Source)

Pour ma part, en général, j’ai de bonnes habitudes de santé, mais je ne suis pas parfaite… Je suis humaine, comme vous!

J’ai toujours eu de la difficulté à me coucher tôt et c’est encore le cas aujourd’hui (Allo Netflix!). Je ne gère pas toujours mon niveau stress avec efficacité (Allo popcorn!).

Un p’tit tour de vélo, ça fait toujours du bien!

J’y travaille encore et encore. J’expérimente pour identifier les façons d’y arriver qui me conviendront vraiment. Et je ne lâche pas.

Rien ne sert de se compliquer la vie en recherchant de l’information très pointue.

On doit d’abord adopter les recommandations minimales. Sinon, c’est comme de vouloir apprendre à sprinter avant de savoir marcher. Complètement superflu!

En attendant de devenir des athlètes d’élite dont l’entraînement justifie des conseils spécialisés en matière de santé, je vous encourage donc à vous en tenir aux conseils et recommandations des sites gouvernementaux du Québec et du Canada, comme ceux ci-dessus.

En cette période de pandémie, « prenons notre gaz égal » pour rester en santé ou le devenir…

Passons plus de temps à expérimenter pour trouver comment adopter et maintenir les comportements bons pour notre santé, plutôt qu’à lire à n’en plus finir sur le sujet. Pour notre plus grand bien, passons à l’action!

À votre santé!

MANGER SANTÉ, VERSION SIMPLIFIÉE

Trouvez-vous que vous avez trop souvent recours à des aliments transformés remplis de sucre, de gras ou de sel, par manque de temps et d’énergie? 

La plupart d’entre nous avons le souci de bien manger. Par contre, le manque de temps, la surcharge de responsabilités et la fatigue jouent contre nous, malgré toutes nos bonnes intentions. Ce n’est pas pour rien que les Nord-Américains n’ont jamais autant mangé au restaurant, et même en pleine pandémie.

Pour vous donner un coup de pouce pour mieux vous alimenter sans trop d’effort, je vous présente aujourd’hui mes 3 trucs préférés.

A. Camoufler les aliments d’origine végétale pour en manger plus

Chaque fin de semaine, du début septembre à la fin mai, mon chéri et moi nous cuisinons un potage de végétaux pour en avoir pendant toute la semaine. En 30 minutes, on a 10 portions d’un cocktail de vitamines, minéraux, fibres et protéines! 

On fait d’abord chauffer de l’eau dans notre plus gros chaudron, puis on coupe en gros morceaux et y ajoute une grande variété de légumes verts (kale, bette à carde, chou vert ou rouge, brocoli, rapini, chou de Bruxelles, etc.), des légumes oranges (patate sucrée ou carottes), ainsi que de la pâte de tomates, un paquet de tofu, une boîte de conserve de légumineuses (haricots noirs, pois chiches ou autres).

Une de mes méga-soupes en cours de préparation.

Pour l’assaisonner, on y ajoute ensuite du miso, de l’ail, du harissa et un mélange d’épices (italiennes, à couscous, indiennes, ou n’importe lequel que vous aimez ou qui stimule votre appétit). On réduit ensuite le tout en purée à l’aide d’un mélangeur à main. Voilà!

Je m’assure toujours de mettre le moins d’eau possible au début pour pouvoir avoir l’espace nécessaire pour y ajouter le maximum d’ingrédients. Il arrive parfois que je doive allonger mon potage le lendemain avec un peu d’eau, car le potage s’épaissit en refroidissant.

Chaque jour, pour le lunch ou le souper, on en mange un gros bol avec un pita de blé entier tartiné de beurre de noix ou de graines.

On peut aussi choisir de commencer ses repas par un bol de soupe comme entrée, pour s’assurer de manger une bonne quantité de légumes à chaque fois. Délicieux, rapide et santé!

B. Privilégier des aliments riches en nutriments

On préfère les pâtes de blé entier ou de riz brun, le riz brun et le pain intégral au levain parce que ces aliments sont moins transformés. Ils contiennent beaucoup plus de nutriments que leurs versions blanches (raffinées) auxquelles on en a retiré une grande proportion. En plus, on ne leur a pas ajouté de sucre, de sodium (sel), de gras, ou d’autres substances (colorants, agents de conservation, etc.) comme c’est le cas pour les aliments industriels.

La plupart des légumes et fruits frais et congelés sont offerts en version biologique.

Les aliments d’origine végétale en version biologique sont aussi réputés contenir une plus grande quantité de vitamines et minéraux que leurs équivalents conventionnels. C’est une façon simple et sans danger de consommer des vitamines et minéraux dans une forme beaucoup mieux assimilée par le corps que sous forme de supplément en pilule! 

En plus, c’est désormais beaucoup plus abordable de manger bio que ça l’a déjà été. Leur popularité a fait baisser les prix, puisque de plus en plus de producteurs en cultivent. Je vous invite à passer chez Tau ou Avril pour voir à quel point les fruits et légumes biologiques sont maintenant abordables.

C. Adopter une routine et se préparer de belles grosses « batchs »

Comme je l’ai mentionné ci-dessus, mettre en place une routine pour cuisiner, aussi minimale soit-elle, m’aide à toujours avoir sous la main un plat santé qui ne demande que quelques minutes au micro-ondes pour être prêt à manger.

Pour simplifier au maximum, on peut choisir de faire son épicerie ou de cuisiner toujours le même jour chaque semaine. Si c’est trop contraignant, je vous encourage à vous fixer un moment, le même chaque semaine, pour déterminer où insérer ces deux tâches dans votre horaire des 7 prochains jours. La clé, vous l’aurez deviné, c’est de mettre toutes les chances de votre côté afin d’accomplir ces tâches en misant sur une routine.

Super « batch » de chili aux haricots noirs et aux protéines végétales texturées.

Peu importe le plat qu’on prépare, on double, triple ou quadruple la recette à chaque fois qu’on cuisine. Que ce soit des pâtes, un cari, un sauté, peu importe le met, en procédant de cette façon on s’assure de pouvoir bien manger même quand on manque de temps. 

L’alimentation santé, simplifiée

Comme vous le constatez sans doute, ce n’est pas le fruit (!) du hasard si le nom de ma compagnie est Santé simplifiée! Dans un monde qui change et se complexifie sans cesse, nous sommes souvent confrontés aux limites de notre capacité d’adaptation en tant qu’êtres humains. 

La plupart des gens veulent améliorer leur état de santé pour pouvoir profiter davantage de la vie. Notre ère de l’information nous porte toutefois à complexifier les choses inutilement. Pourtant, bonifier ses habitudes alimentaires par des changements tout simples peut rapporter d’importants bénéfices à court terme. 

En augmentant sa consommation de végétaux et d’aliments biologiques, et en cuisinant des aliments entiers plutôt que transformés en usine, souvent :

  • la digestion devient plus facile
  • notre niveau d’énergie physique et mental se maintient après les repas
  • notre poids se stabilise
  • le sommeil s’améliore

À plus long terme, on réduit même le risque de développer le diabète, une maladie cardiovasculaire ou d’autres maladies chroniques qui diminueraient notre qualité de vie au quotidien. 

Le changement, ça s’apprivoise

Je n’aime pas cuisiner. Pourtant, au fil de mes apprentissages sur les incroyables bienfaits d’une alimentation santé, j’ai tout de même réussi à modifier mon alimentation.

Je suis passée de flexitarienne à végétarienne, puis au végétalisme, pour finir depuis par une alimentation 100 % végétale, peu transformée et sans huile!**

Si j’ai été capable de changer et de maintenir ces nouvelles habitudes alimentaires depuis 7 ans, vous l’êtes tout autant.

En procédant une étape à la fois, graduellement et à son rythme, on parvient à mettre en place des habitudes qu’on est capable de maintenir à long terme.

Sur ce, je vous souhaite un « Bon appétit! » et vous encourage à « Mangez vos légumes! », comme le disait votre mère!

**Note :

Mon travail de coach ne vise pas à vous faire mon cheminer vers le végétalisme, à moins que ce ne soit ce que vous souhaitez. J’épaule mes clients en quête d’une vie plus saine en m’appuyant exclusivement sur leurs volontés et préférences, et dans le cadre des recommandations établies par la santé publique.

3 FAÇONS DE RALENTIR LE TEMPS

« J’ai pas le temps de cuisiner. » « Il faut que je finisse ça ce soir ; je me coucherai plus tôt demain. » « Je manque de temps pour faire de l’activité physique. » « J’ai trop de choses à faire pour penser à moi. » Est-ce que certaines de ces affirmations sont des phrases que vous vous répétez ? Vous n’êtes pas seul.

Prendre du temps pour soi, c’est bien souvent une arrière-pensée, un vœu pieux, comme on le disait dans le temps. J’ai moi aussi fait face à ce défi et ça m’arrive encore.

Tout va plus vite et personne n’arrive à tout faire, c’est bien connu, me direz-vous. Pourtant, en m’arrêtant pour y penser, je me suis rendu compte que certaines des activités qui meublaient mon temps ne m’apportaient pas grand-chose.

Vous êtes-vous déjà demandé quelles activités, en dehors de vos obligations et de vos tâches, contribuent vraiment à augmenter votre bien-être ?

A. Se libérer des écrans

Il n’y a pas si longtemps, on reprochait à la télévision d’accaparer nos soirées. À celle-ci, on doit maintenant ajouter notre ordinateur, notre téléphone intelligent, nos tablettes et nos montres. Sans compter les millions d’applications spécialement conçues pour monopoliser notre attention et la monnayer.

Photo par Domenico Loia sur Unsplash

Comment arriver à garder le cap sur notre mieux-être face à ce déluge visuel ?

  • Dans le contexte de pandémie et de confinement de 2020, le magasinage en ligne a connu un essor sans précédent. Mais combien de temps doit-on réellement passer à comparer des biens et des critiques avant de passer nos commandes ?

    Rien de mieux que de se fixer une limite de temps pour prendre nos décisions ou de se limiter à un ou deux sites de confiance pour orienter nos recherches (Protégez-Vous, anyone ?)
  • Avez-vous remarqué à quel point on perd toute notion du temps lorsqu’on plonge dans les médias sociaux ? Je sais à quel point cette réflexion est ironique de ma part, puisque j’ai recours à ceux-ci pour ma business.

    C’est un mal nécessaire quand on est en affaires, mais avec le temps, j’ai appris à limiter au maximum mon temps de fréquentation.

    Ce qui m’aide le plus ? Avoir désactivé toutes les notifications sur tous mes appareils. Je les consulte quand ça me convient vraiment, au lieu d’être interpellée par des alertes toutes les 2 minutes. Je vous invite à en faire l’essai pendant une seule semaine. Ça pourrait bien devenir votre semaine la plus zen des dernières années !

B. Savourer la vie quotidienne

Vous donnez-vous la chance de savourer les petits bonheurs du quotidien ? Je ne parle pas ici de manger du gâteau ou de faire la grasse matinée — même si ça fait du bien, de temps en temps !

Chaque jour, on pose une multitude de gestes qui ont le pouvoir de nous faire vivre des petits bonheurs :

  • L’eau chaude de la douche qui nous réchauffe
  • Le parfum et la saveur d’un thé ou café qu’on apprécie particulièrement
  • L’effet de détente que procure une activité physique
  • L’étreinte d’un être cher
  • Flatter son animal de compagnie ou jouer avec lui
Moment de tendresse avec notre petite chatte Tahini Pouletti

Les petits bonheurs, ils passent la plupart du temps inaperçus. C’est en prenant le temps d’apprécier les sensations physiques ou émotionnelles qu’ils suscitent en nous au moment où on les vit qu’on ralentit notre folle course contre la montre.

Savez-vous quels sont vos petits bonheurs préférés ? En y pensant d’avance, vous vous donnez la chance de vous y attarder plus longtemps la prochaine fois qu’ils se présenteront.

C. Ajouter le plaisir à l’agenda

On rédige des listes pour le travail, pour l’épicerie, la pharmacie, les enfants, et on note tous nos rendez-vous au calendrier. Mais prend-on quelques moments pour se programmer des activités qui nous font plaisir et qui rechargent nos « batteries » ? Si vous êtes comme moi, ça ne vous vient pas naturellement.

Pendant près de 5 ans, je me suis investie dans l’Association végétarienne de Montréal, en plus de mon travail et de mes autres obligations. Pendant cette période, je travaillais 70-80 heures par semaine.

En compagnie du Dr Michael Greger, médecin, auteur (New York Times), conférencier et expert en santé publique, lors d’une conférence organisée par l’AVM où j’étais responsable des bénévoles

Ce fut une expérience très enrichissante et valorisante que de faire ce bénévolat très lié à mes valeurs, entourée de gens aussi passionnés que moi. Ce fut aussi une expérience où j’ai fini par m’oublier et passer près de l’épuisement.

C’est en participant à un coaching de groupe mené par une coach comme moi que je me suis rendu compte que j’en étais rendue à ne plus avoir aucun temps pour des activités de loisirs ou de détente.

Aux funérailles de ma mère dont j’ai été la proche aidante pendant près de 20 ans, mon oncle Pierre m’a dit que le nécessaire pour passer à travers les épreuves et les obligations, c’est le plaisir. Je trouve qu’il a bien raison.

J’ai fini par quitter mon poste de responsable du comité des évènements, puis celui de présidente du conseil d’administration de l’association. J’ai aussi appris à limiter mes heures de travail pour pouvoir m’accorder du plaisir et du temps pour ma santé physique et mentale.

Le plaisir, c’est quelque chose qu’on doit mettre à l’agenda si l’on veut avoir une bonne qualité de vie, pouvoir prendre soin de soi et rester en santé.

J’ai appris à me construire un horaire qui comprend du temps avec mes proches, des marches, du jogging, de l’aquaforme, de la lecture et des… journées pyjama toute la journée avec mon fiancé Stéphane et notre chatte Tahini Pouletti. Finis les agendas de ministre, comme le disait mon amie Martine dans le temps !

Ralentir le temps, c’est un choix qu’on doit faire pour soi. Prendre du temps pour soi, ça doit devenir une priorité lorsqu’on veut se construire une vie heureuse et en santé.

Le dicton dit que « si l’on ne prend pas de temps pour sa santé, on sera bien forcé d’en prendre lorsqu’on sera malade ». Pour ma part, je préfère prendre les devants et me prioriser dès maintenant. Et vous ?

Comment améliorer sa santé avec la pleine conscience

Avez-vous déjà entendu parler de pleine conscience? La pleine conscience, c’est se pratiquer à avoir une présence attentive pendant le moment présent. 

On observe nos pensées et émotions sans jugement, en les laissant passer dans notre esprit, sans s’y attarder, pour se ramener au moment présent. C’est aussi une forme de méditation qui a fait ses preuves en gestion du stress.

On me demande parfois comment la pleine conscience peut contribuer à l’adoption de saines habitudes de vie.

Quand on s’arrête pour prendre conscience de ce qui se passe en soi et autour de soi, on en vient à des prises de conscience.

Les bienfaits de nos comportements sains deviennent plus évidents, ce qui renforce notre volonté à les reproduire. 

Par exemple, quand je m’arrête pour savourer le sentiment de détente qui m’habite après ma marche matinale, je renforce ma volonté à répéter cette activité pour qu’elle devienne une habitude.

La pleine conscience peut aussi nous aider à identifier ce qui nous porte vers des comportements moins positifs, pour ensuite mettre en place des stratégies aidantes. 

Photo par Jannis Brandt sur Unsplash

À titre d’exemple, je peux arriver à prendre conscience que lorsque je saute mon déjeuner, j’ai tendance à grignoter toute la journée. 

Je pourrais alors essayer diverses stratégies pour agir sur la cause première du grignotage en expérimentant pour trouver un type de déjeuner que je trouve appétissant et qui est bon pour ma santé. 

En apprenant à être attentif au moment présent, on apprend à mieux se connaître. On détecte ses patterns. 

Avec la pratique, on peut s’en rendre compte lorsqu’on est à la croisée des chemins et qu’on a le choix entre un comportement sain et un autre qui l’est moins. 

On peut même en arriver à se ressaisir au moment où notre pilote automatique se met en marche. Il devient alors possible de prendre des décisions éclairées sur les gestes qu’on s’apprête à poser.

Photo par Jens Lelie sur Unsplash

Plusieurs applications offrent des versions gratuites et en français pour s’exercer à cette pratique, mais je vous recommande Insight Timer en particulier. 

Cette application compte le plus grand nombre de méditations guidées gratuites au monde. Elles sont regroupées par thématique : aide pour dormir, apprendre à méditer, faire face à l’anxiété, manger en pleine conscience, et plusieurs autres. 

Pratiquer la pleine conscience, c’est vivre le moment présent tout en gardant le cap sur l’état de mieux-être qu’on vise.

Lorsque la santé compte pour soi, la pleine conscience devient une alliée inestimable.

À votre santé!

Votre coach, Danièle

Trouver son « Pourquoi »

Avez-vous déjà essayé de changer vos habitudes alimentaires avec pour seule motivation de mieux paraître, d’être plus mince ? Vous n’avez peut-être pas conservé vos nouvelles habitudes bien longtemps, si c’était votre seule motivation…

Quand on veut garder le cap sur un objectif, vaut mieux avoir une solide raison, pas seulement une motivation générale et répandue. En fait, ça nous prend au moins une qui nous fait ressentir des émotions, parce qu’elle nous est très personnelle.

Par exemple, j’ai essayé d’abandonner la cigarette sans succès pendant 10 ans quand ma seule raison pour y arriver c’était que « c’est mauvais pour la santé ».

Même mon séjour d’une semaine à l’hôpital pour un pneumothorax ne m’a pas empêchée de m’acheter un paquet de cigarettes lorsque j’ai reçu mon congé!

Savez-vous ce qui m’a fait changer ? Quand j’ai appris que ma mère souffrait d’Alzheimer.

Pourquoi ? J’ai réalisé à quel point je voulais de tout mon cœur rester en santé pour pouvoir prendre soin de celle que j’aimais tant, ma meilleure amie.

Ça m’a motivé 1000 fois plus qu’avant que ma motivation vienne de mon cœur, pas seulement de mon cerveau.

Ma mère et moi en 2015.

J’ai fumé ma dernière cigarette le 27 décembre 1999 et je n’en ai jamais fumé une autre après cette date. J’ai ainsi pu éviter le deuxième pneumothorax prédit par le médecin.

En améliorant mon état de santé ainsi, j’ai donc pu consacrer tout le temps que je voulais à ma mère, jusqu’à son décès en 2018.

Évidemment, il n’est pas nécessaire d’attendre qu’un de vos proches soit atteint d’une maladie grave pour changer. Trouver une source de motivation affective propre à vous, ça, toutefois, c’est essentiel.

Puisez dans ses valeurs aide beaucoup. Posez-vous des questions :

  • Qu’est-ce qui compte le plus pour vous, dans votre vie ?
  • Quel genre de personne souhaitez-vous être face à vous-même, envers vos proches, dans la société ?
  • Que voulez-vous accomplir dans votre vie ?
  • Et finalement, quel état de santé devez-vous avoir pour y arriver ?

Une première réussite a aussi le pouvoir de développer notre confiance en nous pour en réaliser d’autres par la suite.

Je sais que ma victoire sur la cigarette a beaucoup contribué pour qu’au fil des années j’intègre la marche, la course et l’alimentation végétale peu transformée à mes habitudes.

La course, je ne pourrais plus m’en passer!

Ma victoire sur la cigarette m’a montré que je pourrais réussir à apporter d’autres modifications à mes comportements.

Comme moi, vous portez aussi cette capacité en vous. Commencer par déterminer une motivation proche de votre cœur en est la clé.

Prenez un moment ou réservez-vous du temps pour réfléchir à un changement d’habitude que vous souhaitez adopter :

Quelle habitude aimeriez-vous adopter pour améliorer votre santé ? Quelle raison spécifique à vous et causant une émotion en vous pourrait vous encourager à atteindre cet objectif ? Qu’est-ce que cette nouvelle habitude vous permettrait de faire, de vivre ?

Vos réponses à ces questions pourront vous servir de rappels dans votre quotidien : vos choix et vos décisions peuvent vous faire avancer dans la direction que vous souhaitez ou, au contraire, vous en éloigner.

Exercez-vous ensuite le plus souvent possible à vous rappeler de ses motivations profondes quand se présentent à vous choix et décisions qui pourraient affecter votre objectif. C’est l’outil le plus efficace pour maintenir le cap sur une nouvelle habitude!

À quoi ça sert *vraiment*, le coaching de santé ?

Améliorer son état de santé général ou un aspect en particulier, à peu près tout le monde souhaite ça. Seulement, se refaire une santé, ça ne se fait pas en claquant des doigts.

J’ai moi-même réalisé plusieurs changements au fil des années. Essai, erreur, échec, découragement, déni du problème, lueur d’espoir, et on recommence ! On y arrive parfois, mais ça prend tellement d’énergie et de temps de fonctionner ainsi à tâtons…

Par exemple, j’ai fumé la cigarette pendant 20 ans. J’ai passé 10 années dans ce cycle infernal pour arriver à abandonner pour de bon, et à l’époque j’ai pris 48 livres. Je suis fière d’avoir vaincu la cigarette, mais j’aurais aimé éviter cette importante prise de poids comme effet secondaire et faire le yoyo avec la cigarette pendant aussi longtemps.

Quand vous pensez à votre état de santé et à votre niveau de bien-être, qu’est-ce que vous éprouvez ? À un bout du spectrum, il y a la fierté de prendre soin de soi et de se donner les moyens de vivre sa vie pleinement. À l’autre, la honte de mettre sa santé en danger par certains de ses comportements.

Cette honte-là, je l’ai ressentie en masse quand mes proches me demandaient quand j’allais arrêter de fumer pour de bon. Pourtant, c’est pas l’envie qui manquait, mais je ne savais tout simplement pas comment m’y prendre. J’aurais tellement aimé savoir comment, ou avoir quelqu’un à mes côtés pour me guider et m’accompagner vers la réussite !

Changer : un apprentissage par essais et erreurs pour la plupart des gens.
Photo par Ross Findon sur Unsplash

Il y a quelques années, j’ai appris qu’il existe un baggage scientifique sur la modification des habitudes de vie. Issu de celui-ci et de plusieurs autres domaines scientifiques, le coaching de santé et de mieux-être vise à aider des gens qui, comme moi avec la cigarette, veulent changer des comportements pour leur santé.

J’ai été tellement enthousiasmée par ce que j’ai appris, que je me suis réorientée dans ce domaine. Depuis, je me consacre aux personnes qui souhaitent améliorer leur état de santé, en changeant certaines de leurs habitudes. Je suis devenue une spécialiste du changement vers de saines habitudes de vie.

Peu importe l’âge, il n’est jamais trop tard pour changer.

En bref, j’accompagne et guide des femmes et des hommes qui visent une meilleure santé et une qualité de vie durables. Ensemble, on met en place des plans d’action personnalisés et adaptés à leurs besoins et à leur style de vie, en s’appuyant sur leurs forces et leurs valeurs, pour qu’ils atteignent leurs objectifs personnels.

C’est émouvant pour moi de voir la fierté qu’éprouvent les gens lorsqu’ils parviennent à un meilleur équilibre de vie, un poids plus stable, ou encore plus d’énergie, entre autres, et qu’ils peuvent enfin être bien avec eux-mêmes et vivre pleinement leur vie.

Quelles sont vos difficultés présentes ou passées pour atteindre vos objectifs de santé et de mieux-être ? Écrivez-moi pour m’en parler. Je vous enverrai quelques trucs personnalisés.

Série Comment réinitialiser sa vie pendant la pandémie : La philosophie Slow

Au cours des dernières semaines, je vous ai expliqué comment le minimalisme et la pleine conscience peuvent nous aider à améliorer notre santé et à rendre notre vie plus enrichissante. Je vous présente aujourd’hui comment la philosophie Slow peut augmenter votre sentiment de bien-être et améliorer votre santé.

Ralentir pour améliorer sa qualité de vie

Le mouvement Slow a pris naissance en 1986 en Italie en réponse au fast food qui gagnait en popularité. Depuis, il s’est étendu à d’autres secteurs tels que le tourisme et l’éducation.

Appliqué au mieux-être, l’essence du Slow est de ralentir pour s’accorder le temps nécessaire pour vivre une vie de qualité, riche, authentique, qui colle à nos valeurs.

La période de confinement nous a forcés à ralentir. Le télétravail, la fermeture temporaire des commerces, des écoles, le confinement et la distanciation sociale obligatoire nous ont contraints à diminuer nos déplacements, rassemblements et sorties.

Mais nous avons gagné du temps qu’on a pu utiliser à d’autres fins.

Se réserver du temps pour se faire du bien et s’épanouir

Nombreuses sont les activités d’autosoins (self-care), culturelles, éducatives, sportives, familiales, artistiques ou spirituelles pour lesquelles nous « manquions » de temps avant.

Ces activités nous permettent pourtant de nous épanouir davantage, de nous réaliser ou d’exploiter nos talents. Bref, ce sont des occupations qui nous semblaient superflues, mais qui, au contraire, contribuent à augmenter notre qualité de vie.

Ballade nature avec mon chéri et des amis aux abords du magnifique Bassin de Chambly.

Pris dans notre tourbillon quotidien de responsabilités et de tâches, nous n’avons souvent même pas conscience de les mettre de côté !

Le ralentissement actuel s’avère une occasion pour repenser nos vies. Aussi bien en profiter pour inclure davantage de temps de qualité à notre quotidien, non ?

Expérimenter des stratégies pour faire bon usage de son temps

Libérons-nous des pertes de temps pour faire un meilleur usage de ces précieuses minutes qui nous échappent si facilement !

Voici quelques idées pour s’exercer à devenir maître de son temps :

  • inclure à l’horaire du temps pour des activités enrichissantes pour soi, son couple, sa famille
  • demander à son employeur de continuer en mode télétravail après la période de confinement
  • renégocier le partage des tâches ménagères avec notre partenaire de vie, pour se réserver du temps à soi
  • expérimenter pour se découvrir de nouveaux intérêts ou passions
  • planifier un horaire familial des tâches ménagères et y inclure des tâches pour les enfants, en les adaptant à leur âge
  • approfondir nos relations interpersonnelles en parlant des « vraies affaires » avec nos proches
  • réaliser un bilan pour identifier nos valeurs profondes, celles auxquelles on veut se référer pour guider nos choix, nos actions et nos priorités dans notre quotidien
  • réfléchir aux activités d’autosoins (self-care), culturelles, éducatives, sportives, familiales, artistiques ou spirituelles que nous avons pratiquées avec plaisir dans le passé. En choisir une à réessayer et la mettre à l’agenda
  • prendre un cours en ligne pour explorer un de ses talents

Ma dernière expérience pour ralentir et profiter de la vie

J’ai toujours aimé prendre des photos. N’étant pas particulièrement douée, je me suis toujours dit qu’un jour je suivrais des cours.

Depuis le début de la pandémie en mars, je me suis lancé un défi; prendre quelques photos pendant mes marches quotidiennes.

Je photographie surtout des oiseaux, des chats, des chiens, des végétaux et des œuvres artistiques recouvrant des murs de mon quartier.

Parfois, je prends aussi des égoportraits (selfies), un autre défi pour la timide que je suis.

J’ai toujours une pensée pour ma mère lorsque je vois des lilas… C’était ses fleurs préférées.

Pour me motiver, je les publie sur mes comptes Facebook et Instagram.

Je ne suis pas la meilleure photographe au monde, mais ça me fait du bien de prendre ce temps pour remarquer la beauté qui m’entoure.

Je m’encourage aussi en me disant que mes photos pourraient en inspirer d’autres à ralentir pour découvrir et aimer la nature, même en pleine ville !

Se choisir pour vivre pleinement, une priorité

Avec ce ralentissement forcé du rythme effréné de la vie, nous avons une rare occasion de faire le point. Ralentir ainsi peut servir de tremplin vers une existence plus riche, plus intéressante.

Nous avons vu ensemble dans cette série d’articles, quelques pistes d’action vers une meilleure santé et une plus grande qualité de vie.

En plus des suggestions inspirées du Slow, vous pouvez aussi puiser dans mes précédents articles sur le minimalisme et la pleine conscience pour commencer à changer votre vie.

Imaginez-vous profiter réellement de chaque instant, en agissant en harmonie avec vos priorités et vos valeurs. Imaginez-vous vivre une vie enrichissante, gratifiante, épanouissante, où vous vous vous sentez bien dans votre corps, votre coeur et votre esprit.

Dans le contexte de pandémie, plus que jamais, nous avons conscience que notre existence a une durée limitée. Pourquoi ne pas faire un petit pas dès aujourd’hui pour qu’elle nous comble ?

Série Comment réinitialiser sa vie pendant la pandémie : La pleine conscience

La semaine dernière, je vous ai présenté des stratégies inspirées du minimalisme pour vous aider à mieux vivre dans notre contexte de pandémie. Aujourd’hui, j’aborde la pleine conscience.

Pendant cette période d’incertitude causée par la pandémie, ne ressentez-vous pas le besoin de profiter de votre vie en la vivant selon vos priorités et en l’appréciant à sa juste valeur ? La pleine conscience peut vous aider à y arriver.

La pleine conscience ne se limite pas à ce type de méditation devenu très populaire au cours des dernières années. C’est en fait d’une façon de vivre le moment présent avec attention. Selon Wikipédia :

« La pleine conscience est une expression désignant une attitude d’attention, de présence et de conscience vigilante, qui peut être interne (sensations, pensées, émotions, actions, motivations, etc.) ou externe (au monde environnant, bruits, objets, événements, etc.). »

Porter attention à ce qu’on vit, au moment où on le vit, nous permet de ressentir de la reconnaissance, de la gratitude pour les petits bonheurs et plaisirs qui d’habitude se produisent sans qu’on s’en rende compte.

Lorsqu’on se sort du tourbillon d’activités, de pensées, de réflexes et qu’on se concentre sur ce qui se passe en soi et autour de soi, notre esprit et nos sens s’éveillent. Tout à coup, on :

  • remarque les petits détails dans la fourrure de notre chat
  • ressent et apprécie la chaleur de l’eau de la douche sur notre peau
  • sent le parfum des fleurs du lilas
  • savoure les différentes épices du plat qu’on mange
  • entend les différents chants des oiseaux pendant notre marche
  • identifie les pensées qui nous habitent
  • prend conscience des besoins de notre corps et de notre esprit
Foufou, ma chatte adorée, en 2017

Depuis le début du confinement, j’ai pris l’habitude d’aller marcher dehors chaque jour avec mon conjoint, Stéphane. Grâce à lui, je sors beau temps, mauvais temps.

Depuis des années, j’ai l’habitude de sortir marcher avec mon amie Nicole pendant l’heure du dîner pendant la semaine. On saute une journée ici et là, quand nous sommes trop occupées. Stéphane, lui, ressent le besoin de sortir prendre l’air tous les jours. Maintenant qu’il travaille de la maison, il m’entraîne à l’extérieur avec lui, sept jours sur sept.

Je le remercie de sa rigueur. Grâce à cette nouvelle habitude, je me rends compte que je traverse cette difficile période avec plus de calme que je le prévoyais.

J’accorde autant d’importance à ma santé mentale qu’à ma santé physique. Or, je constate que la marche, cette activité toute simple et sans prétention, diminue beaucoup mon niveau de stress et d’anxiété.

En marchant ensemble, on porte attention à l’éclosion progressive des bourgeons de feuilles et de fleurs. On remarque les chats qui se réchauffent couchés devant les fenêtres, au soleil. Puisque les rues sont devenues plus tranquilles à Montréal depuis le confinement, on entend et apprécie des chants d’oiseaux qu’on remarque pour la première fois.

Ça me fait un bien fou de décrocher de mes pensées et responsabilités pour me plonger comme ça, dans le moment présent. Je me sens tellement mieux que j’ai décidé de continuer à sortir chaque jour, même après le retour à la normale.

Cultiver une présence attentive par la pleine conscience, c’est aussi apprécier ce qui va bien et accepter ce qui va moins bien, au moment où on le vît. On prend des décisions plus éclairés. On agit en toute lucidité. Le pilote automatique cesse de nous guider. Nous prenons alors le volant de notre vie en agissant de manière réfléchie, selon nos valeurs et priorités.

Voici certains trucs que j’utilise et qui pourraient peut-être vous aider à développer une présence plus attentive :

  • manger sans regarder le téléphone ou la télévision, en mastiquant lentement et en savourant chaque bouchée
  • se promener en se fixant pour objectif de porter son attention sur les fleurs, les arbres, les animaux ou l’architecture
  • écouter de la musique en se concentrant sur chaque note, sans faire autre chose en même temps
  • laver ses cheveux en portant attention aux sensations sur sa tête, ses doigts, à la sensation du shampooing sur les doigts, son odeur
  • lorsqu’on ressent une émotion, s’arrêter pour l’identifier et déterminer ce qui la cause

Comme vous le voyez, pas besoin de s’asseoir sur le sol en prenant une pose, ou de s’isoler pendant une semaine en chantant des mantras pour vivre le moment présent avec plus d’attention.

Pas besoin d’enregistrement audio ou vidéo, cours, vêtement de sport, équipement ou supplément alimentaire n’est nécessaire pour s’y adonner. C’est une activité très minimaliste, à vrai dire !

En portant attention à petites doses à ce qui nous entoure et nous habite, on développe cette aptitude tout en douceur, en savourant chaque moment passé en pleine conscience. Je vous encourage à expérimenter, vous aussi, pour pouvoir ressentir la détente bien réelle qui s’en suit.

Mon prochain article vous expliquera comment vous pouvez continuer de vous recentrer sur vos priorités personnelles en appliquant quelques principes de la philosophie Slow, qui se positionne comme une solution à notre rythme de vie effréné.

D’ici là, je vous souhaite plusieurs petits moments de bonheur vécus en toute lucidité.

À votre santé !

Danièle xx

Série Comment réinitialiser sa vie pendant la pandémie : Le minimalisme

Le temps passe et la période de confinement lié à la pandémie s’allonge. Le compte de banque baisse, le moral passe en mode montagnes russes, les inquiétudes prennent le dessus. Rester confiné chez soi, sans sortir pour aller travailler, restreindre ses sorties à l’essentiel, éviter toute rencontre sociale en personne, et devoir passer chaque moment avec ses proches, c’est un réel défi.

On peut toutefois choisir de voir le ralentissement lié à la pandémie comme une occasion de faire le point. En temps normal, nous nous livrons à une course contre la montre sans répit. On s’active sans cesse pour en faire plus, en gagner plus et en posséder plus. Sans que ce soit satisfaisant. Le ralentissement actuel est propice pour essayer de passer d’un accent sur la quantité à un accent sur la qualité… Laissez-moi vous expliquer comment y arriver en vous inspirant du minimalisme.

Se recentrer sur ce qui compte pour soi

Notre société valorise la réussite matérielle. On en a tous conscience et l’on a tous intégré cette valeur à différents degrés. Mais le temps et l’argent investis pour suivre cette vague nous rapportent-ils autant qu’on nous incite à le croire ? Qu’est-ce que posséder le dernier modèle d’iPhone nous rapporte, au juste ? Souhaite-t-on vraiment investir notre temps et notre argent pour tenter de suivre des tendances qui changent toujours plus vite ?

On a toujours le choix. On peut choisir de travailler plus pour augmenter son pouvoir d’achat et tenter de suivre le courant. On peut aussi décider de se réaligner sur des activités qui nous permettent de nous épanouir et de nous réaliser en fonction de nos propres valeurs et champs d’intérêt.

Quelles activités vous comblent vraiment ? Le savez-vous ? Depuis le début du confinement, vous avez peut-être vécu de nouvelles expériences. Peut-être que vous :

  • Avez pris le temps de jouer avec vos enfants, de parler avec vos proches aînés ou vos voisins
  • Êtes sorti marcher dehors ou avez essayé la course à pied
  • Avez pris conscience de la fragilité de la santé et décidé d’agir pour améliorer la vôtre
  • Avez redécouvert vos vieux jeux de société, le plaisir de cuisiner ou de jardiner
  • Avez décidé de faire le grand ménage de votre intérieur
  • Avez commencé des cours en ligne, du bénévolat, à apprécier la nature, découvert un intérêt pour la culture

Quelles sont les activités actuelles ou passées qui vous font vivre des émotions positives ? Le confinement, en retirant le superflu du quotidien habituel, nous permet d’avoir un aperçu de nos valeurs profondes.

Depuis que le confinement a commencé, j’ai réduit au maximum le nombre de fois où je sors faire des achats. Je me limite à magasiner pour de la nourriture. Avant, plutôt que de planifier mes achats, je passais à la fruiterie ou à l’épicerie plusieurs fois par semaine.

Je réalise maintenant qu’il est plus facile de planifier nos repas et d’acheter en conséquence. En plus, ça me fait gagner du temps d’y aller une seule fois par semaine. Oui, j’en gagne même avec les files d’attente extérieures !

Du temps que je peux prendre pour lire, marcher, ou courir, des activités qui me détendent et me nourrissent. J’ai donc bien l’intention de maintenir cette habitude après le déconfinement.

Une petite pause pour saluer mon ami GQ lors d’une sortie à vélo en 2019

Avec la pandémie, nous sommes nombreux à avoir réduit le temps passé à travailler, à voyager et à magasiner. Accordez-vous quelques moments pour réfléchir aux questions suivantes pour pouvoir tirer des leçons de cette situation… Quelles activités vous occupent depuis ? Lesquelles vous font sentir plus épanouis, plus en harmonie avec vous-mêmes ? Comment pourriez-vous vous organiser pour les intégrer pour de bon à votre horaire ?

Comparer ce qui nous fait du bien maintenant à nos activités d’avant la pandémie nous donne l’occasion de réaligner notre quotidien sur ces valeurs. On peut en profiter pour planifier dès maintenant des activités ou habitudes à mettre en place au retour à la normale. La clé ? Se fixer des objectifs simples et réalistes pour les intégrer à notre quotidien de façon graduelle et progressive.

Le confinement peut être vécu comme une interruption temporaire avant un retour aux habitudes, à la vie telle qu’elle était avant. Toutefois, on peut aussi profiter de cette pause hors du commun pour revisiter ses occupations et se réaligner sur ses priorités personnelles.

« Faites de votre mieux-être votre nouveau symbole de statut social.
Améliorez votre santé! »

Coach Danièle

Il n’est pas nécessaire de changer son quotidien du tout au tout pour améliorer sa qualité de vie. Y ajouter des activités qui nous permettent de nous développer dans toutes nos aptitudes, talents, possibilités et de nous sentir mieux dans notre peau et dans notre esprit, voilà ce qui fait d’une vie, une vie heureuse.

Je vous invite à rester à l’affût des deux prochains articles. Je vous y présenterai des pistes pour améliorer votre santé et votre bien-être en vous inspirant de la pleine conscience et de la philosophie Slow. D’ici là, je vous souhaite sérénité, joie et santé !

Votre coach,

Danièle

Comment réaliser des changements durables et faciles pour sa santé

Plus vite, plus puissant, plus compétitif, toujours plus… Avez-vous l’impression, vous aussi, de toujours courir après le temps, la perfection ou la performance ?

Les progrès technologiques s’accélèrent depuis quelques décennies. On nous vante sans cesse à quel point ils nous facilitent la vie et nous sauvent du temps.

Pourtant, depuis qu’on a accès à ces ressources, on manque de temps comme jamais auparavant. À force de valoriser la performance et la vitesse, le rythme de nos vies s’est accéléré au point où l’on n’arrive plus à suivre.

Nourris par l’illusion qu’on peut toujours aller plus vite, en faire plus, et en avoir plus, on ne cesse d’ajouter des activités à nos agendas, des biens dans nos demeures, des tâches à nos listes. C’est oublier que seule la technologie gagne autant en performance. L’être humain, lui, n’a pas des capacités élastiques qui s’étirent à l’infini.

Au cours de l’histoire, l’être humain n’a pas évolué du jour au lendemain. Mais plus on entend « Just Do It », « Qui veut, peut », et autres slogans qui nous poussent à en faire et à en vouloir toujours plus et mieux, on finit par y croire bien malgré nous.

On nous conditionne à viser des objectifs irréalistes. Découragés par les échecs qui en résultent, on est alors tentés d’avoir recours aux produits miracles vendu par l’industrie de l’amaigrissement.

À titre d’exemple, au Canada, cette industrie représentait un marché de 6 milliards de dollars américains en 2014. Source Aux États-Unis, ce marché a même dépassé les 50 milliards par année. Source

L’industrie vise des profits toujours plus grands. Afin de s’assurer des revenus continus, on offre des produits et services qui ne mènent qu’à l’échec à long terme. Les personnes qui y ont recours se culpabilisent en pensant que c’est de leur faute. Pourtant, ce n’est pas le cas. Ces produits miracles sont formulés pour ne donner que des résultats de courte durée :

« Les études démontrent en effet que 85 % à 95 % des personnes ayant perdu du poids l’ont repris, et parfois plus, à l’intérieur des cinq années suivant le programme amaigrissant. » Source

La reprise du poids perdu et même plus chez les personnes ayant participé à l’émission américaine The Biggest Loser témoigne du manque d’efficacité des méthodes qui visent des résultats rapides et extrêmes à long terme. Source

Bref, on atteint rarement des résultats extraordinaires sans solutions miracles ou changements drastiques. Mais surtout, le recours à l’un ou l’autre fait en sorte que les résultats obtenus ne durent pas, en plus de nuire à notre santé.

Mais tout n’est pas perdu… Depuis quelques années, on entend de plus en plus parler de l’impact du mode de vie sur la santé.

« Seule une modification des habitudes de vie permet d’améliorer la santé et de stabiliser le poids », vont jusqu’à dire l’Institut de la santé publique du Québec et les Centers for Disease Control and Prevention (CDC) américains.
Source, source

Les habitudes de vie, qu’est-ce que ça représente au juste ? C’est l’« ensemble d’habitudes qui assurent la survie et l’épanouissement d’une personne dans sa société tout au long de son existence », selon le gouvernement du Québec. Source

Adopter un mode de vie plus sain c’est donc améliorer notre façon de nous alimenter, bouger, dormir, gérer notre stress et d’entretenir des relations sociales harmonieuses, entre autres.

Ça représente un gros programme si on le regarde comme ça, dans son ensemble. Mais c’est possible d’y arriver en procédant graduellement, lentement, à son rythme.

Je n’ai pas de talents ou de pouvoirs spéciaux. Pourtant, j’ai réussi à accomplir et maintenir d’importants changements au fil du temps. J’ai, entre autres :

  • cessé de fumer en 1999
  • commencé à faire de l’exercice régulièrement en 2009
  • suis passée à l’alimentation végétale peu transformée en 2012
  • commencé à pratiquer la méditation de pleine conscience depuis 2015
  • cessé de boire du vin rouge en 2017
  • abandonné la caféine en 2018
  • perdu 25 livres en 2018-2019

Pour réussir, j’ai développé et utilisé des stratégies gagnantes en m’inspirant du minimalisme, de la pleine conscience et de la philosophie Slow.

Simplifier en pratiquant le minimalisme

Selon Larousse, le minimalisme c’est une « recherche de solutions requérant le minimum d’efforts, de bouleversements ». Source

En m’inspirant du minimalisme, j’ai appris à simplifier mes objectifs, mes attentes, mes stratégies. Le résultat ? Plus de facilité et moins de stress pendant le processus de changement, des succès plus fréquents, et plus de confiance en moi et ma capacité d’adaptation. Et l’atteinte et le maintien à long terme de mes objectifs.

On l’appelle aussi « simplicité volontaire » et on l’associe aux concepts de « décroissance » et de « développement durable ». Ce mode de vie consiste à réduire le surplus dans sa vie et ainsi libérer de l’espace physique et mental pour se concentrer sur l’important pour soi. On diminue sa consommation et l’accumulation de biens matériels, on cesse d’essayer de tout faire et d’être tout pour tout le monde.  

Contrairement à ce qui est valorisé, on n’a pas à éprouver de honte à privilégier facilité et plaisir. Quelques objectifs concrets qui prennent en considération nos habitudes actuelles suffisent pour amorcer des changements et les accomplir.

Misez sur le moment présent avec la pleine conscience

Cette pratique consiste à porter son attention sur l’instant présent. On cesse par le fait même de se concentrer sur le passé ou le futur.

Prendre conscience du moment présent c’est aussi prendre le temps de s’observer dans l’action, pour remarquer ses forces et limites. C’est remarquer les bienfaits produits par ses gestes et ses comportements. Apprécier ses progrès et chacune de ses petites victoires, un jour à la fois, pour développer sa confiance en soi. Vivre pleinement sa vie. Éviter de se comparer à ce qu’on voit sur les médias sociaux. Prendre la pleine mesure de ses progrès en se comparant seulement à soi-même.

Respectez votre rythme grâce à la philosophie Slow

Nos rythmes de vie effrénés nous poussent à toujours vouloir aller plus, le plus vite possible, au détriment de notre santé mentale et physique. Le mouvement Slow a débuté en Italie en réponse à l’ouverture prévue d’une chaîne de restauration rapide à Rome. Il s’étend maintenant à la science, au développement urbain, au voyage, à la famille et plusieurs autres domaines. On y valorise la qualité au lieu de la quantité, et les valeurs humaines au lieu des valeurs commerciales.

Appliquer la philosophie Slow à sa santé, c’est ralentir pour repenser ses véritables priorités et y accorder du temps. Accepter le fait que chaque changement demande patience et efforts. En persévérant et en progressant de façon graduelle, on réussit à apprivoiser le changement. On évite ainsi que le corps et le mental ne réagissent par une blessure lors d’une activité physique trop intense, ou une reprise de poids après la fin d’un régime.

En résumé

C’est possible de réaliser des changements de façon agréable et durable en adaptant la façon de s’y prendre. Les clés ? Se concentrer sur l’essentiel, c’est-à-dire ses propres priorités. Prendre conscience de ses réactions, ses forces, ses limites et ses succès, pour en tirer des leçons et ainsi mieux se connaître et s’apprécier. Ralentir pour trouver son rythme naturel et sa vitesse de croisière. Le bon rythme, c’est celui où l’on progresse, sans trop d’efforts ni sans s’ennuyer.

Pour une meilleure santé et des changements durables, simplifiez-vous la vie en privilégiant des changements en mode « lentement mais sûrement ». C’est la clé du succès!