3 FAÇONS DE RALENTIR LE TEMPS

« J’ai pas le temps de cuisiner. » « Il faut que je finisse ça ce soir ; je me coucherai plus tôt demain. » « Je manque de temps pour faire de l’activité physique. » « J’ai trop de choses à faire pour penser à moi. » Est-ce que certaines de ces affirmations sont des phrases que vous vous répétez ? Vous n’êtes pas seul.

Prendre du temps pour soi, c’est bien souvent une arrière-pensée, un vœu pieux, comme on le disait dans le temps. J’ai moi aussi fait face à ce défi et ça m’arrive encore.

Tout va plus vite et personne n’arrive à tout faire, c’est bien connu, me direz-vous. Pourtant, en m’arrêtant pour y penser, je me suis rendu compte que certaines des activités qui meublaient mon temps ne m’apportaient pas grand-chose.

Vous êtes-vous déjà demandé quelles activités, en dehors de vos obligations et de vos tâches, contribuent vraiment à augmenter votre bien-être ?

A. Se libérer des écrans

Il n’y a pas si longtemps, on reprochait à la télévision d’accaparer nos soirées. À celle-ci, on doit maintenant ajouter notre ordinateur, notre téléphone intelligent, nos tablettes et nos montres. Sans compter les millions d’applications spécialement conçues pour monopoliser notre attention et la monnayer.

Photo par Domenico Loia sur Unsplash

Comment arriver à garder le cap sur notre mieux-être face à ce déluge visuel ?

  • Dans le contexte de pandémie et de confinement de 2020, le magasinage en ligne a connu un essor sans précédent. Mais combien de temps doit-on réellement passer à comparer des biens et des critiques avant de passer nos commandes ?

    Rien de mieux que de se fixer une limite de temps pour prendre nos décisions ou de se limiter à un ou deux sites de confiance pour orienter nos recherches (Protégez-Vous, anyone ?)
  • Avez-vous remarqué à quel point on perd toute notion du temps lorsqu’on plonge dans les médias sociaux ? Je sais à quel point cette réflexion est ironique de ma part, puisque j’ai recours à ceux-ci pour ma business.

    C’est un mal nécessaire quand on est en affaires, mais avec le temps, j’ai appris à limiter au maximum mon temps de fréquentation.

    Ce qui m’aide le plus ? Avoir désactivé toutes les notifications sur tous mes appareils. Je les consulte quand ça me convient vraiment, au lieu d’être interpellée par des alertes toutes les 2 minutes. Je vous invite à en faire l’essai pendant une seule semaine. Ça pourrait bien devenir votre semaine la plus zen des dernières années !

B. Savourer la vie quotidienne

Vous donnez-vous la chance de savourer les petits bonheurs du quotidien ? Je ne parle pas ici de manger du gâteau ou de faire la grasse matinée — même si ça fait du bien, de temps en temps !

Chaque jour, on pose une multitude de gestes qui ont le pouvoir de nous faire vivre des petits bonheurs :

  • L’eau chaude de la douche qui nous réchauffe
  • Le parfum et la saveur d’un thé ou café qu’on apprécie particulièrement
  • L’effet de détente que procure une activité physique
  • L’étreinte d’un être cher
  • Flatter son animal de compagnie ou jouer avec lui
Moment de tendresse avec notre petite chatte Tahini Pouletti

Les petits bonheurs, ils passent la plupart du temps inaperçus. C’est en prenant le temps d’apprécier les sensations physiques ou émotionnelles qu’ils suscitent en nous au moment où on les vit qu’on ralentit notre folle course contre la montre.

Savez-vous quels sont vos petits bonheurs préférés ? En y pensant d’avance, vous vous donnez la chance de vous y attarder plus longtemps la prochaine fois qu’ils se présenteront.

C. Ajouter le plaisir à l’agenda

On rédige des listes pour le travail, pour l’épicerie, la pharmacie, les enfants, et on note tous nos rendez-vous au calendrier. Mais prend-on quelques moments pour se programmer des activités qui nous font plaisir et qui rechargent nos « batteries » ? Si vous êtes comme moi, ça ne vous vient pas naturellement.

Pendant près de 5 ans, je me suis investie dans l’Association végétarienne de Montréal, en plus de mon travail et de mes autres obligations. Pendant cette période, je travaillais 70-80 heures par semaine.

En compagnie du Dr Michael Greger, médecin, auteur (New York Times), conférencier et expert en santé publique, lors d’une conférence organisée par l’AVM où j’étais responsable des bénévoles

Ce fut une expérience très enrichissante et valorisante que de faire ce bénévolat très lié à mes valeurs, entourée de gens aussi passionnés que moi. Ce fut aussi une expérience où j’ai fini par m’oublier et passer près de l’épuisement.

C’est en participant à un coaching de groupe mené par une coach comme moi que je me suis rendu compte que j’en étais rendue à ne plus avoir aucun temps pour des activités de loisirs ou de détente.

Aux funérailles de ma mère dont j’ai été la proche aidante pendant près de 20 ans, mon oncle Pierre m’a dit que le nécessaire pour passer à travers les épreuves et les obligations, c’est le plaisir. Je trouve qu’il a bien raison.

J’ai fini par quitter mon poste de responsable du comité des évènements, puis celui de présidente du conseil d’administration de l’association. J’ai aussi appris à limiter mes heures de travail pour pouvoir m’accorder du plaisir et du temps pour ma santé physique et mentale.

Le plaisir, c’est quelque chose qu’on doit mettre à l’agenda si l’on veut avoir une bonne qualité de vie, pouvoir prendre soin de soi et rester en santé.

J’ai appris à me construire un horaire qui comprend du temps avec mes proches, des marches, du jogging, de l’aquaforme, de la lecture et des… journées pyjama toute la journée avec mon fiancé Stéphane et notre chatte Tahini Pouletti. Finis les agendas de ministre, comme le disait mon amie Martine dans le temps !

Ralentir le temps, c’est un choix qu’on doit faire pour soi. Prendre du temps pour soi, ça doit devenir une priorité lorsqu’on veut se construire une vie heureuse et en santé.

Le dicton dit que « si l’on ne prend pas de temps pour sa santé, on sera bien forcé d’en prendre lorsqu’on sera malade ». Pour ma part, je préfère prendre les devants et me prioriser dès maintenant. Et vous ?